Shiatsu kesaco?

“shi”= le doigt  et  “atsu”= la pression

En 1997, le parlement européen reconnait le Shiatsu comme l’une des 8 approches alternatives de “médecine non-conventionnelle digne d’intérêt” (Rapport Lannoye-Collins)
Définition du Ministère japonnais de la santé (et du bien-être!) depuis 1955: “Le shiatsu est une forme de manipulation exercée à l’aide des pouces, des doigts et des paumes, sans recours à un instrument mécanique ou autre, par application d’une pression au niveau de l’épiderme, afin de corriger les dysfonctionnements internes, d’améliorer et de préserver la santé.”
Tokujiro Namikoshi (1905-2000) est à l’origine du shiatsu moderne.

Ici en 1973, soignant Mohammed Ali:TokujiroAlitokujiro namikoshi et mohammed ali1

“Pressing the human body stimulates the fountains of life“

“La pression des mains fait couler les ruisseaux de la vie”

C’est une technique de soin manuelle japonaise de “pressions – relâchements” sur les méridiens d’acupuncture, de mobilisations, d’étirements et de vibrations du corps qui vise à rétablir l’équilibre physique et psychique et à stimuler les mécanismes d’autoguérison du corps. Le shiatsu se pratique, dans sa version traditionnelle, au sol sur futon; le patient reste vêtu. Le shiatsu se conforme à des protocoles enseignés, en France, dans des écoles de fédérations. Il s’associe à la notion de médecine préventive chinoise et aux principes de sa médecine traditionnel (MTC) mais trouve également sa justification dans la physiologie et les neurosciences au sens occidental.
Le thérapeute, pour exercer des pressions, doit travailler avec le poids de son corps d’une façon contrôlée mais sans effort, dans le même principe d’équilibre des déplacements du corps que l’on retrouve dans les arts martiaux, le tai-chi ou le chi-cong.
Tokujiro Namikoshi a développé sa technique dès l’âge de sept ans alors qu’il tentait de soulager les malaises de sa mère souffrant de polyarthrite rhumatoïde.
Il a constaté qu’elle se sentait mieux lorsqu’il usait de pressions avec ses pouces au lieu d’effleurement et de massage. Ses maux ont finalement disparu et elle a vécu en très bonne santé jusqu’à l’âge de 88 ans.
Namikoshi a mis l’accent sur la physiologie et l’anatomie et délaissé la fonction des méridiens, pour rendre le shiatsu plus accessible au mode de pensée occidental.
Dans les années 1940, il crée l’école japonaise de shiatsu : “Nippon school of Shiatsu“.
Quelques années plus tard, son élève Shizuto Masunaga, réintroduisit les principes de base de la médecine traditionnelle chinoise (cinq éléments, Yin et Yang, méridiens, etc.), mais surtout le phénomène de vide et de plénitude appelé respectivement Kyo et Jitsu. Il innova en s’attardant sur les aspects psychologiques en relation avec les symptômes physiques rencontrés lors de la pratique.
A treize ans Masunaga est initié aux différentes techniques du Shiatsu.
En 1949, il est diplômé de psychologie et poursuit ses études de thérapeute.
Il ouvre l’institut IOKAÏ à Tokyo en 1968.
Il a transformé le Shiatsu officiel en y introduisant un esprit zen de compassion et de lâcher-prise fondé sur la nécessité qu’a le donneur de faire un travail sur soi aux différents niveaux de son être afin d’établir avec le receveur une relation humble et profonde.
Il utilise la pression des doigts le long des canaux d’énergie, mais aussi celle des mains, des coudes, des genoux, des pieds, un travail global et postural qui engage le corps tout entier.
Partant des textes anciens, et à travers de son expérience clinique, il a étendu à l’intégralité du parcours des douze méridiens la pratique du Shiatsu, afin d’en parfaire la technique et d’en accroître l’efficacité.