Comprendre la division originelle des médecines

Pour comprendre pourquoi la médecine conventionnée a eu tant de peine à envisager la notion d’énergie vitale et peine encore à mettre en application les découvertes scientifiques des vingt ou trente dernières années, il faut se pencher un instant sur la structure de la pensée médicale occidentale, comparée à la pensée holistique des autres civilisations.
La clef réside évidemment dans la façon dont nous avons abordé les choses: alors que les médecines dites traditionnelles (chinoise, tibétaine, indienne, africaine, sud-américaine,…) ont commencé et développé leurs savoirs en observant l’individu vivant et dans son environnement, notre médecine occidentale est née de la dissécation, de l’autopsie, c’est-à-dire de l’examen post-mortem, qui comme son nom l’indique, de l’observation de l’individu mort…
Exit l’énergie vitale, exit l’interaction corps-esprit, jusqu’à ce que nos prouesses technologiques, en particulier le développement de l’imagerie médicale, nous permettent d’observer les tissus vivants, puis le corps vivant dans son ensemble. C’est bien pourquoi aujourd’hui, nous sommes capables de retrouver une cohérence avec les médecines qui envisagent l’être humain comme un tout.
Le propos n’est pas de juger, ni de hiérarchiser, mais de comprendre… à chacun sa spécialité: la médecine de l’occident est une virtuose de la réparation de « l’aigu » avec son fleuron chirurgicale et toute sa technologie pour voir l’intérieur du corps jusqu’à nos plus petites cellules. Mais forcément cette vision, et surtout la division du corps médical en spécialités, l’a longtemps handicapée pour la vision globale, et pour ce qui s’installe dans le temps: le chronique.
D’ailleurs, avant le développement de nos spécialisations médicales, le père fondateur de notre médecine, Hyppocrate, reconnu comme tel parce qu’ il est le plus ancien médecin grec sur lequel les historiens disposent de sources, et à qui nos futurs médecins prêtent encore serment aujourd’hui, était beaucoup plus proche de la vision holistique et de l’interaction corps-esprit. A tel point que ses propres méthodes (comme par exemple que certaines plantes ne soignent que si l’on prononce certaines paroles en même temps) seraient jugées, aujourd’hui, comme hérétiques…
Pour finir, et pour « rendre à César ce qui est à César », « l’autre » versant n’est pas vierge d’ineptie non plus: les médecins chinois de ces temps anciens ont également pratiqué la dissécation… mais sur des êtres vivants… gloups.
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